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De 1951 à nos jours Pages d'archives  
 
 

Aralis, plus de 60 ans d'histoire

1951 - 1958 : 1ère génération

Afin d’accueillir les travailleurs d’origine étrangère, la Maison de l’Afrique du Nord est créée à Lyon, en 1951. Par cette réalisation, il s’agit d’offrir un logement provisoire à une main d’œuvre migrante venue en France, qui rencontre en arrivant une sévère crise du logement…

1959 - 1970 : la maison de l’étranger

A cette période, la préfecture du Rhône, les municipalités de Lyon et de Villeurbanne engagent la lutte pour éradiquer les bidonvilles où vivent les populations migrantes. Dans cette volonté, les membres de la Maison de l’Afrique du Nord ont un rôle déterminant tant pour les travailleurs isolés que pour les familles.

Dans la seconde moitié des années 60, l’activité économique française entraîne l’appel de main d’œuvre étrangère. La situation impose à nouveau la mise en place au plus vite de nouvelles structures d’hébergement. La diversité des migrants amène dans les foyers de la Maison de l’Afrique du Nord des résidants de différentes origines : Espagnols, Portugais, Turcs, Italiens… L’association prend dès lors le nom de « Maison du Travailleur Etranger » (MTE).

Au début des années 70, la santé de l’économie française est encore bonne et le besoin de main d’œuvre existe toujours. Ainsi, la construction de foyers s’avère nécessaire. Les logements bénéficient d’un meilleur équipement, les lieux de convivialité se multiplient. L’alphabétisation reste un objectif difficile à atteindre. Par le sport, l’association crée des liens entre les étrangers et le milieu d’accueil, la population française.

1970 - 1990 : le second départ

Entre 1972 et 1975, la MTE prend en charge plusieurs foyers de travailleurs migrants : Meyzieu, Vénissieux-Corbas à Vénissieux, Nicolas Garnier à Villeurbanne, Général Frère dans le 8ème arrondissement de Lyon, Andrézieux-Bouthéon dans la Loire.

Le premier choc pétrolier provoque une récession économique à l’origine de la fermeture des frontières. Afin de faire face, la MTE réduit une partie de ses établissements et entreprend la transformation de certains foyers.

A partir de 1975, les résidants sont invités à désigner leurs représentants pour constituer le « Conseil de Maison », chargé de débattre avec le directeur du foyer de l’organisation de la vie collective.

De 1991 à nos jours : les nouveaux défis

Avec la persistance de la crise économique, le nombre des résidants français augmente. Ainsi, pour des personnes en situation précaire, la MTE devient l’un des derniers maillons de la chaîne du logement, la dernière chance avant l’exclusion. De nouvelles demandes apparaissent : femmes seules avec ou sans enfants, demandeurs d’asile, jeunes isolés, familles, étudiants…

La situation impose une mobilisation et une rigueur accrues des professionnels auxquelles s’ajoute la nécessité de lutter contre les discriminations.

En 1994, la Maison du Travailleur Etranger devient « ARALIS »

(Association Rhône-Alpes pour le Logement et l’Insertion Sociale).

La mise en place des  différents plans quinquennaux de traitement des foyers de travailleurs migrants (1997-2001 ; 2002-2006 ; 2007-) ont permis la réhabilitation progressive de notre parc immobilier, la transformation des foyers de travailleurs migrants (forme d’habitat hérité de l’histoire) en résidences sociales avec la mise en place d’un projet social.

Ce fut l’occasion de mieux prendre en compte les dispositions des contrats de ville et notamment de favoriser une meilleure intégration de ces établissements à l’échelle du quartier, de la ville et de l’agglomération.

La crise qui sévit dans le logement social depuis plusieurs années entraîne la création de nouveaux dispositifs (pension de famille, maisons-relais, ).qui doivent aujourd’hui répondre et s’adapter à ces publics divers.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              et àeurs

Face à cette diversité des besoins dans les processus d’exclusion, les pratiques doivent évoluer et s’adapter. Aralis mène donc une réflexion d’ouverture, de recherche et de développement afin de pouvoir répondre à la necessité de mutation de ses structures ;

La question est plutôt aujourd’hui de se situer dans une gamme d’offres en proposant des logements individuels, autonomes et relativement polyvalents.